ACTUALITES

Mission d’avril 2024

Comme à notre habitude, le séjour a commencé par un rassemblement avec le village: l’AJAG (association des parents d’élèves), les vieux du village, quelques femmes et des enfants. 

L’occasion d’exprimer nos remerciements mutuels, notre gratitude pour cette collaboration et la volonté que celle-ci perdure « pour nos enfants, les enfants de nos enfants. » comme dirait Alou. Les femmes ont de nouveau exprimé le souhait d’apprendre le français, il y a des formations à la mairie auxquelles nous les aidons à s’inscrire, elles sont prêtes à prendre du temps sur leurs tâches ménagères. L’apprentissage du français au village par les enfants les a motivé et cela permet aux Peulhs de « communiquer avec les étrangers » parole d’un vieux du village, reconnaissant de l’évolution et l’expansion de celui-ci: puits, alphabétisation… 

L’AJAG est en préparation de la fête de l’école en juin prochain. Tous y sont très investis, à hauteur de 1000frCFA par enfant ! Il y a un réel engouement autour de ces classes, la cantine est gérée par la mère de Fati, qui elle-même a un rôle central auprès du fonctionnement du village et des classes où ses enfants vont, et son père n’est autre que le président de l’AJAG. 

Le jour de la rentrée des classes, après leurs vacances d’avril, nous avons distribué une vingtaine d’ardoises et 7 poupées pour les deux classes.

Le mercredi c’était jour de fête au village: célébration de la fin du ramadan à laquelle nous étions chaleureusement conviés. Au moment d’offrir les ballons de foot et volley de la part de SKB, un orage a gâché la fête pendant plus d’une heure. Mais les plus grands se sont bien rattrapés et envisagent de construire un terrain de foot sur une des parcelles du village. Une fois que le temps l’a permis, les enfants, habillés de la même wax achetée la veille par les mamans, ont pu nous présenter leur spectacle: des danses et chants toujours aussi entrainants !

Visite amicale à l’école de Kpassa, (école primaire publique à laquelle les enfants du village que nous parrainons se rendent a partir du CE1) où il y a 2 ans et demi nous avions constaté des classes sans toits, 60 enfants sur des parpaings, dans des classes aux murs fissurés et possiblement dangereux pour la sécurité. Et quel changement aujourd’hui « grâce a votre bousculade » comme dirait Alimatou, la directrice. 5 nouvelles classes très spacieuses, avec du mobilier neuf, un puits au milieu de la cours pour l’accès à l’eau inexistant à l’époque. 

L’ambiance a changé dans cette école, en preuve, une danse des CE1 et de la directrice: 

L’amitié, la confiance et l’envie d’avancer « main dans la main » pour citer Alou (une figure clé au village) ont une nouvelle fois été vécus de manière très intense par les 3 membres de SKB ayant faits le voyage. Nous revenons le coeur rempli de gratitude et de souvenirs inoubliables. 

Mission de novembre 2023

De très bonnes nouvelles au village, où nous avons vécu des moments forts en émotions. Nous avons comme toujours reçu un accueil très chaleureux des villageois qui s’impliquent de plus en plus dans leur projet de scolarisation. Lors de notre rencontre avec l’AJAG (association des villageois), nous avons évoqué l’alphabétisation des femmes ainsi que des gardiens de boeufs, il se mettent à en rêver !

Le projet de construction des deux classes sur les parcelles offertes par un villageois est grandement soutenu par le ministère de l’enseignement primaire que nous avons rencontré à Cotonou. Affaire à suivre…

Fête de fin d’année scolaire 2022-2023

Bravo aux élèves du village pour cette année scolaire réussie ! Des parents d’élèves et villageois investis avec la création d’un t-shirt à l’effigie des deux associations AJAG et SKB, une chorégraphie imaginée et travaillée par l’institutrice Pélagie et un partenariat solide dans le suivi pédagogique avec Claude Dadéou, directeur d’une école publique voisine. Merci à eux pour leur collaboration précieuse !

Rencontre Conseil des Béninois de France

Le 20 mai dernier, nous étions invités par le CBF (90 associations de la diaspora béninoise). Lors de son allocution, Mr Jean-Charles Ahomadegbe, président du CBF et co-fondateur du Forim, précise que l’association est apolitique et a pour mission de soutenir des organisations a but non lucratif. L’association commence à s’imposer ici et là-bas ce qui leur a permis de rencontrer le ministre des affaires étrangères, le ministre de la culture et le président de la république en décembre 2022 à Cotonou.

Depuis 2003, le CBF a financé 50 projets grâce au Forim. Les projets financés ont trait à l’enseignement, la santé, le handicap, le développement durable, le tri et la valorisation des déchets, l’égalité hommes femmes.

Interventions également de l’Ambassadeur du Bénin en France: Mr Eusèbe Agbanla ainsi que du président du Forim: Mr Mackensie Toutpuissant.

Les interventions ont été ponctuées d’intermèdes musicaux de grande qualité créant une ambiance très conviviale.

Nous sommes très fiers d’être reconnu et soutenu par le CBF et espérons faire partie de la liste des heureux financés l’an prochain pour la construction de deux classes.

Compte rendu de la mission de mars 2023

Durant cette visite, nous avons concentré nos efforts en priorité sur le projet des classes de Gah Gbanna, tout en suivant l’évolution de l’école de Kpassa. 

Gah Gbanna:

Nous avons été ravis de revoir les villageois, et de distribuer quelques fournitures aux instituteurs et élèves. Nous avions une décision importante à prendre ensemble concernant les parcelles sur lesquelles construire les deux petites classes afin que la propriété de celles-ci soit légalement certifiée. Après concertation avec l’association AJAG des jeunes du village, Mr Mario Bio Gouri, le propriétaire des parcelles jugées les mieux placées par rapport à un puits propose de faire don de 2000 m2 de terrain pour la construction des classes en dur et aux normes béninoises. L’AJAG (Association des Jeunes et Associés de Gah Gbanna) en deviendra la propriétaire. L’enregistrement du dossier officiel de l’AJAG à la préfecture est accompagné par les représentants de SKB. SKB et les villageois ont travaillé ensemble sur les statuts et le règlement intérieur de l’association.

Une délégation a rencontré le maire de N’Dali pour parler du projet de construction des nouvelles classes de CI/CP au village et ensemble, ils ont rencontré Mr Léonard, le CRP (chef de région pédagogique) pour évoquer l’intégration de ces classes au système scolaire national. L’école primaire publique de Sounon Boro, à 1.8km de Gah Gbanna, dirigée par Mr Claude Dadéou, qui supervise déjà le travail pédagogique des deux instituteurs de Gah Gbanna, suivra ce projet. Tous ces éléments dûment officialisés, vont permettre de compléter des demandes de subvention aux deux structures qui se proposent de nous aider à financer ce projet : la coopération internationale des Pays de Loire et le CBF (Conseil des Béninois de France).

Ecole publique de Kpassagambou:

L’école primaire publique de Kpassagambou est également une école amie. Nous avons apporté des fournitures : livres, crayons et poupées, ainsi que des compas professionnels pour le corps enseignant. Nous aidons cette école depuis plusieurs années en rencontrant avec eux la mairie pour l’alerter sur le mauvais état de plusieurs blocs de classes. Une solution est en cours.

Cette visite de 3 semaines, comme les précédentes, a contribué à pérenniser l’amitié et la confiance qui nous unissent. Nous avons terminé le séjour par un temps festif au village de Gah Gbanna, où c’est toujours un plaisir de voir les enfants danser et chanter. Puis nous avons organisé un pot dans un bar juste en face du Monastère, où absolument tous nos partenaires et amis étaient conviés. Ce fut le pot d’aurevoir .

Levée de fonds pour construction de deux nouvelles classes

La mission récente au Bénin de 4 membres de l’Association a permis de mettre en lumière que le projet pédagogique correspond parfaitement aux objectifs fixés. Cependant les parents d’élèves ont alerté sur le fait que les conditions de travail des élèves et des instituteurs devenaient compliquées dans des classes trop petites, l’une en tôle réalisée par les villageois est trop chaude en saison sèche. Les parents d’élèves ont créé une association pour soutenir financièrement ce projet de construction, un « vieux du village » a offert 1000 m² de son terrain. Les instituteurs de l’école publique voisine commencent une tontine pour participer également. Les devis réalisés font apparaître un coût total de 15 000 € pour deux classes. À terme ces bâtiments deviendraient une annexe de l’école publique la plus proche ou une partie d’école primaire – lorsque 50 élèves sont scolarisés dans des classes informelles au Bénin, l’Etat peut prendre la suite si la demande lui en est faite.

En conséquence, les villageois sollicitent notre aide. L’Association SKB peut dégager 4 000 € de son budget (nous versons chaque mois 200 € pour les salaires des instituteurs).

À titre tout-à-fait exceptionnel, nous vous sollicitons. Si vous êtes sensibilisés à ce projet d’intégration des enfants Peuls dans le système scolaire du Bénin, vous pouvez y contribuer, en cette fin d’année, en faisant un don (défiscalisable à hauteur de 66%) en cliquant sur ce lien.

Compte rendu de la mission de septembre 2022

Nous avons retrouvé des enfants épanouis, joyeux d’être à l’école et bien équipés pédagogiquement. Des parents d’élèves investis et des instituteurs formés à des méthodes nouvelles. Nous parrainons cette année environ 80 élèves et il y a une dizaine de gardiens de boeufs non scolarisés.

Fait remarquable, un vieux du village donne 1000 m2 au village: tamponné et officialisé par le maire de Ndali. Une première pierre à l’édifice pour la construction des classes: bravo !

Autre fait remarquable : création d’une association de jeunes qui a commencé à récupérer de l’argent pour les futures classes. Déjà 100 000 francs en caisse (150 €). Ils attendent les récoltes qui tardent à cause du temps pluvieux pour en mettre plus. Les maisons souffrent des averses orageuses incessantes, les voies de circulation trouées, laminées par la pluie et donc des déplacements difficiles.

La dynamique du village s’intensifie. Les villageois prennent des initiatives pour améliorer les conditions de vie des élèves et des instituteurs dans les petites classes en construisant deux classes plus spacieuses et plus solides. Des levées de fonds sont en cours pour les aider à mener ce projet à terme.

Suivi sur l’aide que nous apportons à l’école publique de Kpassagambou: nous avons offert quelques fournitures (compas, craies etc) à Alimatou qui nous a remerciés avec tous ses enseignants. Le maire de Parakou, averti par nous-mêmes de notre arrivée à Kpassa le 30 septembre, a visité l’école la semaine précédente et promis des choses. Notre rencontre est à visionner sur la chaine béninoise MPVision TV :

Soirée théâtre-appart en plein air

Pour la deuxième édition, vous avez été 110 personnes à la carrière de La Poitevinière !

Se sont produits: la troupe de théâtre les Fagotins récompensée à plusieurs reprises au festival des Arlequins à Cholet, le conteur Yves Naud qui a créé pour l’occasion un conte à partir d’une légende de La Poitevinière « le saut du saunier » et pour finir le groupe Kamarès qui nous a enchanté avec ses airs de rock et de blues…

Tous les bénéfices et dons ont été reversés à l’association, merci du fond du coeur pour votre soutien. Nous vous donnons rendez-vous pour notre prochaine soirée: vendredi 1er septembre 2023.

Troupe de théâtre Les Fagotins
L’équipe SKB

Fête de fin d’année scolaire

Grande réussite grâce au travail et la créativité des directeur-trices-s des écoles voisines, merci à eux pour leur collaboration. Bel investissement des parents d’élèves qui ont cousu des tenues pour l’occasion. Les premiers de chaque classe ont reçu un lot composé d’un sac d’écolier et de fournitures scolaires.

Bravo à tous les élèves ! Une fête d’école qui s’est terminée avec des danses traditionnelles Peulh !

Danses traditionnelles Peulh

Progression des élèves

7 mois après la rentrée, les élèves de CI et CP progressent très bien et avec enthousiasme ! Le tout supervisé pédagogiquement par le directeur de l’école voisine de Sounon Boro. Merci pour vos dons qui permettent la scolarisation de ces enfants Peuhl.

Classe de CI, institutrice Pélagie
Classe de CP, instituteur Michel
Une récré animée

Compte rendu de la mission de septembre 2021

Les semaines ont été bien chargées ! Nous avons dû licencier l’instituteur de CP puis réembaucher une femme: Pélagie, avec l’aide de l’école publique de Sounon Boro qui accueille 10 de nos CE1 cette année. Cette école se trouve à 1,850 km au Nord du village (pas de relief, trajet en campagne).

L’école de Sounon Boro est une école pilote et son directeur assurera le suivi pédagogique de Michel et Pélagie, nos instituteurs, d’autant qu’une réforme de l’enseignement en CI entre en vigueur cette année. Claude, son directeur, se propose de nous aider à faire une demande d’officialisation de nos deux classes informelles en classes publiques.

C’est un vrai partenariat complet avec l’école de Sounon Boro qui commence.

L’équipe de direction de Sounon Boro accueilli par Michel, l’instituteur de notre CP.

Nous finançons deux instituteurs pour un CI d’une vingtaine d’élèves et un CP de 25 élèves (comparativement aux classes de 60 à 100 élèves des écoles publiques, ce sont de très bonnes conditions).

Nous parrainons les 11 CE1 issus de notre CP (10 filles, un garçon) en fournissant une grande partie des fournitures, cahiers d’activité, uniformes et montant des repas. Une partie est toujours payée par les parents mais nous avons choisi de la réduire pour que tous les enfants soient bien équipés sachant que les soins médicaux, entièrement à la charge des parents, les empêchent parfois d’acheter les cahiers à temps. Sur le plan matériel, nous avons financé: 14 tables-bancs pour la classe de CI, poupées et voitures, fournitures scolaires et sacs ainsi qu’une partie des cahiers d’activités de math et français pour les CP: un cahier acheté, un cahier offert par SKB car l’an passé, seules 17 familles avaient fait l’achat et cela pénalise le travail de toute la classe.

À l’arrière-plan: Michel (Instit CP), Fati (maman d’élève), Pélagie (instit CI)

Nous aidons aussi l’autre école publique de Kpassagambou (touchant le monastère à 2,6 kms au sud du village), en faisant pression avec l’équipe de l’école, auprès de la mairie de
Parakou pour qu’elle répare les classes délabrées dangereuses pour les élèves, et leur fournisse un point d’eau (actuellement inexistant pour 350 élèves). Le rendez-vous obtenu avec le chef des services techniques puis le maire en personne a permis de débloquer le dossier : ils auront un forage d’ici 2023. L’école et les parents d’élèves sont vraiment contents : avec de l’eau, ils vont pouvoir faire cantine normalement, et enfin respecter et faire respecter les gestes barrières.

La classe de CP de l’école publique qui accueillait 84 élèves.

Vos dons permettent de continuer nos actions, merci pour votre soutien et confiance !